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Director: Bai An Tran, Ph.D.

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A little Vietnamese girl and a pepple (La Petite Vietnamienne et le galet)

A LITTLE VIETNAMESE GIRL AND A PEBBLE

- This round piece of candy is for Mom,
The square one saved for Dad,
The little one saved for sister,
A bigger one saved for brother,
And the largest candy … is for me.

On the Palawan seashore,
there’s a little girl
at the age of five or six
counting pebbles at the beach
and talking alone
talking to the loneliness.

- I have arrived from Vietnam.
Her sole and frequent answer.
Two simple words that many have forgotten.
Only these two words,
she held dear in her heart,
and pointing to the sea
where all questions are answered,

Where’s Mom?
- She slept out the sea.

Where’s brother?
- The waves swept him away.

Where’s sister?
- I heard her scream at the boat top.

Where’s Dad?
And she shook her head in reply.

- There wasn’t anyone left when I awoke.

The small boat rescued a few days back.
On it survived several.
And it was a miracle that an orphan girl
was still alive after six weeks.
Six weeks on the open sea.

Those survived recounted a journey of horror
when hunger killed Dad and Mom,
pirates kidnapped sister,
and the waves swept away her year-old brother.
And those who survived the six-week ordeal
cut their flesh to feed her the blood.
Drops of Vietnamese blood
miraculously
saved the orphan girl,
a Vietnamese girl.
The loving blood that flowed for four thousand years,
and will flow for a million years more.

- This round piece of candy is for Mom,
The square one saved for Dad,

The little one saved for sister,
A bigger one saved for brother,
And the largest candy … is for me.

A week goes by and still she sits,
mumbling to the loneliness,
gazing at the sea,
waiting for her Mom coming home from the market.
- How late,
and the little orphan girl went on mumbling
silly sentences,
those Mom used to scold.

The little orphan girl
tilted her head and there’s no one to stroke her hair
for the sea has brought with it love and remembrance.
And tomorrow when one asks what the little orphan loves,
she’ll reply
that she loves the sea.

Where Dad died without a funeral,
where sis’s cries pierced the soul,
where nights fall and Mom’s not back,
where brother lies with the thousand waves.

Little orphan girl,
Her life a pebble.
Cry once and the tears will forever flow.

Trần Trung Đạo
translated by Tuong Cat

La Petite Vietnamienne et le galet

Ce bonbon rond est re’serve’ pour Maman,
Ce bonbon carre’ est pur Papa ,
Ce petit bonbon pour ma soeur,
Ce grand bonbon pour mon fre`re,
Et celui le plus gros …est pour moi.

Sur la plage de Palawan
Il y a une petite fille
A` l’âge de cinq ou six ans,
Comptant un par un des galets
en parlant toute seule
Comme elle parle a` sa solitude.

Je suis venue du Viet Nam,
C’est sa re’ponse unique et habituelle.
Les deux mots tre`s simples que beaucoup de gens ont oublie’s,
Ces deux seuls mots
sont reste’s toujours fide`les a` sa me’moire.
Elle a montre’ la mer
aux autres questions.

O`u est Maman ?
-Elle s’est couche’e a` la mer

O`u est ton fre`re?
-Il a e’te’ emporte’ par les vagues vers le large

O`u est ta soeur ?
-J’ai entendu son cri percant au haut de la barque

O`u est Papa?
Elle a secoue’ sa te^te aulieu de re’ponse

-De`s que je me suis re’veille’e, je n’ai trouve’ personne la` -bas

Sur la barque sauve’e il y a quelques jours
certains ont ve’cu.
Comme c’est e’tonnant de trouver une petite orpheline
encore vivante apre`s six semaines en pleine mer.

Les survivants ont raconte’ des histoires d’e'pouvante sur lui
telles que ses parents mouraient de faim,

sa soeur e’tait kidnappe’e par les pirates
et son petit fre`re a` l’a^ge d’un an, emporte’ par les flots.

Ceux ayant surve’cu a` travers les six semaines difficiles
Se coupaient leur chair pour nourrir la petite fille des gouttes de sang,
celles du sang vietnamien
qui par miracle ont sauve’ la vie d’une fille vietnamienne.

Un jour tu seras grande.
Ne change jamais ton sang vietnamiem partout o`u tu iras.
Ce sang affectueux s’e'coulant pendant des quatre mille ans d’antan
Continue a` s’e'couler e’ternellement.

-Ce bonbon rond est re’serve’ pour Maman,
Ce bonbon carre’ est pour Papa,
Ce petit bonbon pour ma soeur,
Ce grand bonbon pour mon fre`re,
Et celui le plus gros est …pour moi.

Toute la semaine elle s’assied toujours la`-bas
Marmonnant toute seule
En regardant avec stupe’faction le lointain de la mer.
Il semble qu’elle est entrain d’attendre sa me`re au retour du marche’.
-Comme il est tard !
La petite continue a` chuchoter des non-sens
surlesquels sa me`re avait l’habitude de lui faire une re’primande.

La petite pencha la te^te sur le co^te’ mais personne ne caresse ses cheveux.
La mer a apporte’ les douleurs muettes et les affections au lointain.
Un jour si quelqu’un demande a` la jeune fille pour qui elle a de l’affection
Elle re’pondra qu’elle aime la mer
Ou` son pe`re mourut sans corte`ge fune`bre
Ou` les cris de sa soeur lui transperce`rent le coeur
Ou` sa me`re ne revint pas quand la nuit de’ja` passait
Ou` son fre`re resta avec des vaques par milliers

O! Petite orpheline, ta vie est celle d’un galet pleurant une fois
Et les larmes continueront a` s’e'couler pour toujours.

Tran Trung Dao
( Traduit en francais par Nguyen Khoa)

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